Save our Advisory Council | Sauvons notre conseil consultatif

Lettre d’appui!

M. Alward,

En tant que jeune femme militante, je suis profondément déçue et choquée par votre décision d’abolir le Conseil consultatif sur la condition de la femme. Il m’est difficile de voir là autre chose qu’une tentative de censure et de bâillonnement des femmes du Nouveau-Brunswick, phénomène malheureusement observé au fédéral depuis quelques temps. Et, je vous le demande, quelle économie sera faite par le gouvernement ? Le salaire des employées sera transféré à une autre instance gouvernementale et le budget du conseil consultatif est assez dérisoire. Je ne vois pas là une grande économie.

Vous dites que la Direction des questions féminines pourra assumer les fonctions du conseil consultatif. Il est évident que c’est impossible. Le Conseil consultatif est un organisme indépendant, non gouvernemental, alors que la Direction des questions féminines fait partie du gouvernement, donc elle est sous son contrôle. Les actions et les travaux de recherche faits par le Conseil consultatif étaient orientés selon les priorités et les besoins réels des femmes. Sous la tutelle de la Direction des questions féminines, les choix sont partisans et dépendent des priorités du gouvernement. En tant que professeure-chercheure, je considère qu’on ne peut faire de recherche crédible sans avoir une véritable liberté de parole; on ne peut prétendre à l’objectivité dans un tel contexte.

Il me semble également important de mentionner l’utilité du travail de recherche du Conseil consultatif pour les universitaires. Les études réalisées par cet organisme étaient utilisées par de nombreux chercheurs. Grâce à son travail, des données sur l’évolution de la situation des femmes et donc, sur la progression vers l’égalité étaient disponibles.

Finalement, je tiens à souligner que par cette décision, le gouvernement a brisé la promesse qu’il avait faite dans sa plateforme électorale de travailler en étroite collaboration avec le Conseil consultatif sur la condition de la femme. De plus, la façon dont le gouvernement a annoncé l’abolition du Conseil consultatif aux femmes qui y travaillent me semble contradictoire avec sa prétention de transparence.

Avec cette décision, le Nouveau-Brunswick fait marche arrière dans la route vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Je vous demande donc, pour l’avenir des femmes et des hommes du Nouveau-Brunswick, de revenir sur votre décision. Le Conseil consultatif sur la condition de la femme du Nouveau-Brunswick est un atout indispensable pour la population, pour les professeurs-chercheurs, pour les groupes de défense des droits des femmes, mais aussi pour le gouvernement. Démontrez que vous pouvez être à l’écoute de la population!

Sylvie Morin

Professeure de psychologie

Université de Moncton, campus d’Edmundston

Filed under: solidarity/solidarité

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