Save our Advisory Council | Sauvons notre conseil consultatif

Médias

Condition féminine : la voix des femmes doit être le choix des femmes

17 novembre 2011, L’Étoile http://letoile.jminforme.ca/actualite/article/1456110

Mis sur pied suite à l’abolition du conseil consultatif sur la condition de la femme le 22 mars dernier, le comité ad hoc est une coalition d’organisme communautaire, de syndicats et d’individus dénonçant l’abolition. Les membres de ce comité ont participé au sommet portant sur la question de la représentativité des femmes les 4 et 5 novembre derniers. Cette rencontre qu’on a appelée «Voix des femmes» a été organisée par le bureau du conseil exécutif et s’est déroulée en réponse au mouvement de contestation faisant suite à l’abolition du Conseil consultatif de la condition de la femme, en mars 2010.

«Le sommet a permis une discussion sur des options, mais il n’a pas permis la priorisation de ces options. C’est un bon début, mais cela ne va pas assez loin. Les femmes doivent choisir la meilleure option afin de représenter leur voix auprès du gouvernement. Il manque l’étape la plus importante», explique Sarah LeBlanc, l’une des porte-parole du comité ad hoc et directrice générale du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick.

«On demande au gouvernement de laisser les femmes et les groupes de femmes décider comment la voix des femmes sera représentée. Il y a plusieurs options sur la table, mais il faut que ce soit les femmes qui puissent prioriser et décider quelle est la meilleure option pour elles», affirme Sarah LeBlanc.

Le comité exhorte donc le gouvernement provincial à consulter des femmes et des organisations féminines pour déterminer le choix final du nouveau mécanisme qui représentera leurs intérêts. Dans leur demande officielle au gouvernement, le comité veut que certaines fonctions soient prises en compte lors de la mise en place d’un nouvel organisme de défense des droits des femmes.

«Ce qui est important, c’est les fonctions que l’organisme va devoir entreprendre. Selon nous, nous avons besoin d’une voix indépendante financée par le gouvernement provincial. Cette voix doit aviser le gouvernement, mais aussi éduquer la population sur les enjeux des femmes», explique Mme LeBlanc.

La portion recherche et sensibilisation constitue aussi une priorité pour le comité. «Il y a toujours une façon d’améliorer les choses. On a entendu avec l’annonce de l’abolition que ce ne sont pas toutes les femmes qui étaient au courant qu’il y avait un conseil consultatif. Alors, il va falloir faire un meilleur travail pour sensibiliser les femmes et leur montrer qu’elles ont ce nouvel outil pour défendre leurs droits au Nouveau-Brunswick», explique Jody Dallaire, deuxième porte-parole du comité ad hoc pour un conseil consultatif de la condition de la femme.

De son côté, la ministre responsable sur la condition de la femme, Margaret-Ann Blaney, croit que le sommet a attiré un nombre important de femmes de partout en province et qu’il est un bon indicateur de ce qu’elles veulent. En tout, plus de 200 participantes étaient présentes au sommet.

«Les commentaires que j’ai reçus des gens qui ont participé au sommet me confirment qu’il y avait un groupe très diversifié de femmes. Le comité ad hoc y était par ailleurs bien représenté. La participation n’était pas sous invitation seulement telle que mentionnée par le comité. Tout le monde était bienvenu et nous avons eu plusieurs femmes qui se sont présentées. Nous avons eu la diversité qu’un tel sommet nécessite. Nous nous sommes aussi entendus sur le fait que l’information recueillie lors du sommet serait envoyée aux participants pour qu’ils puissent nous envoyer leurs commentaires», soutient la ministre Blaney.

Mme Blaney explique que le gouvernement doit prendre en compte tous les commentaires des participants avant de passer à l’action. Elle dit ne pas vouloir se fier uniquement aux recommandations du comité.

«Le comité ad hoc a participé volontairement dans le processus du sommet et l’objectif était d’entendre les femmes de tous les milieux. L’objectif a été atteint, selon moi. C’est plutôt les commentaires des participants du sommet qui influencera les prochaines étapes à venir. Le comité ad hoc est une voix, mais nous avons entendu plusieurs autres voix lors du sommet», rétorque Mme Blaney.

Le comité ad hoc a aussi envoyé une lettre aux ministres et co-présidentes du sommet, Marie-Claude Blais et Margaret-Ann Blaney. Une pétition avec plus de 700 noms est aussi en circulation dans la province et devrait être présentée sous peu à l’Assemblée législative

L’abolition du Conseil sur la condition de la femme n’a toujours pas été acceptée

«Nous avons besoin d’une voix indépendante financée publiquement par le gouvernement»

Mathieu Roy-Comeau

Le 15 nov 2011

Acadie Nouvelle

MONCTON – Restées sur leur faim après le Sommet Voix des Femmes organisé par Fredericton au début novembre, les membres du Comité ad hoc pour un conseil sur la condition de la femme demandent une consultation élargie en vue du retour d’un organisme indépendant de défense des intérêts féminins financé par le gouvernement.

Le Comité ad hoc pour un conseil sur la condition de la femme n’est pas ressorti entièrement satisfait du Sommet Voix des Femmes orchestré par la Direction des questions féminines du Bureau du conseil exécutif, les 4 et 5 novembre. Les membres du comité issues de groupes de femmes, de syndicats, d’organismes de la société civile et de personnalités individuelles sont d’avis que le sommet «organisé sous format d’invitation» n’a pas permis suffisamment de «discussions ouvertes ».

Le sommet, coprésidé par les ministres Marie-Claude Blais et Margaret-Ann Blaney, était en quelque sorte la réponse de Fredericton aux récriminations de la population à la suite de l’abolition du Conseil consultatif sur la condition de la femme au Nouveau-Brunswick par le gouvernement de David Alward lors de son dernier budget.

Le comité ad hoc, créé au lendemain de la dissolution du conseil consultatif, et ses volontaires demandent au gouvernement de mener une véritable consultation provinciale auprès des femmes afin de «déterminer le choix final du nouveau mécanisme qui représentera les intérêts des femmes au Nouveau- Brunswick».

«La voix des femmes doit être le choix des femmes», lance l’une des porte-parole du comité, Sarah LeBlanc.

«Nous avons besoin d’une voix indépendante financée publiquement par le gouvernement. Un organisme qui peut faire de la recherche et de l’éducation populaire», ajoutet- elle.

Le comité réclame ainsi au gouvernement qui a aboli le conseil consultatif la mise sur pied d’un processus de consultation en vue de reconstituer un organe du même genre.

«Tout laisse entendre que si la volonté est là de la part des femmes et de leurs groupes pour participer dans le choix (de création d’un conseil sur la condition de la femme), le gouvernement sera ouvert à cette demande-là», estime une deuxième porte-parole, Jody Dallaire. «Lors du sommet, les ministres Blais et Blaney ont dit qu’il s’agissait du début du processus, donc nous espérons qu’il nous sera possible de dialoguer avec elles», souhaite Mme LeBlanc.

Le comité croit possible de faire jaillir des cendres du conseil consultatif un organisme encore plus efficace que son prédécesseur. «Avant qu’il soit aboli, le conseil consultatif représentait surtout les différentes régions, mais il n’y avait pas de représentation de communautés d’intérêts. On peut toujours faire mieux et nous sommes ouverts à créer quelque chose qui ressemble ou non au conseil pour autant que ses fonctions sont remplies», explique Mme Dallaire.

En plus des fonctions déjà énumérées, l’organisme devrait être en mesure d’appuyer divers groupes de défense des droits des femmes et offrir une ligne téléphonique sans frais pour renseigner les femmes au sujet des services disponibles dans la province. Les membres du comité espèrent maintenant rencontrer les ministres Blais et Blaney afin de leur faire part de leur demande. ■

***

De la poudre aux yeux?

Par Nicole Lang, professeure d’histoire, UMCE, Edmundston et Sylvie Morin, professeure de psychologie, UMCE, Edmundston

L’Acadie Nouvelle

15 novembre, 2011

http://m.capacadie.com/opinions/2011/11/15/de-la-poudre-aux-yeux

Le 5 novembre 2011, nous avons participé au sommet Voix des Femmes du Nouveau-Brunswick à Fredericton. Cette rencontre a été organisée par le gouvernement à la suite des pressions de la population pour le rétablissement du financement du Conseil consultatif sur la condition de la femme au Nouveau-Brunswick (aboli dans le budget du 22 mars 2011) ou, du moins, la création d’un organisme indépendant et financé qui assumerait les fonctions qui ont été celles du conseil. La rencontre, qui était présidée par les ministres Margaret Ann Blaney et Marie-Claude Blais, visait à élaborer des moyens pour que la voix des femmes du Nouveau-Brunswick continue d’être entendue, malgré les inégalités qui persistent.

Cette rencontre a permis un échange entre des femmes engagées. Toutefois, nous sommes déçues et restons perplexes quant aux intentions futures du gouvernement. Outre le fait que la participation au sommet était sur invitation seulement, nous avons été troublées par la participation active des membres féminins du gouvernement. En plus des autres ministres et députées du caucus conservateur féminin, les deux coprésidentes participaient elles aussi aux discussions en tant que femmes néo-brunswickoises, à titre «individuel». Permettez-nous de douter de leur véritable liberté d’expression dans un tel contexte. De plus, l’approche utilisée pour «consulter» les participantes était problématique sur plusieurs aspects. Les femmes étaient affectées à de petits groupes de discussion où le temps alloué pour répondre aux questions ne permettait ni réelle réflexion ni débat sur les idées avancées. Ainsi, une multitude d’options ont été avancées, mais aucune priorisation n’a été faite par les participantes.

Si l’objectif du gouvernement n’est pas de jeter de la poudre aux yeux des Néo-Brunswickoises, ils doivent impliquer les femmes encore davantage dans la suite du processus. Le choix final ne doit pas se faire derrière les portes closes de l’Assemblée législative!

Sommet des femmes: Forces et faiblesses

Le Réveil

Radio-Canada

Émission du mardi 15 novembre 2011

Interview avec Jody Dallaire

www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBAF/LereveilNouveauBrunswick201111150843.asx

Sommets des femmes à Fredericton – interview avec Sarah LeBlanc

7 nov 2011

Radio-Canada

www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBAF/LereveilNouveauBrunswick201111070744.asx

Filed under: Media/Médias

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

Pages

%d bloggers like this: